ثانوية رحــال بــن أحمـــــد التأهيلية

تعليمية تربوية توجيهية ترفيهية تواصلية


    UN VIEUX COUPLE HEUREUX DE KHAIRDDINE

    شاطر

    bou74

    عدد المساهمات : 3
    تاريخ التسجيل : 26/01/2010

    UN VIEUX COUPLE HEUREUX DE KHAIRDDINE

    مُساهمة  bou74 في الخميس يناير 28, 2010 10:50 am

    Un roman maghrébin contemporain
    :
    Il était une fois un vieux couple heureux
    de Mohammed Khaïr- Eddine
    Séance 1 : séance de sensibilisation (1heure)
    Objectifs :
    - identifier les composantes du para texte ;
    - formuler des hypothèses de lecture d’après l’analyse de ces
    composantes ;
    - guider les élèves dans leur lecture en distribuant un questionnaire.
    Support : Il était une fois un vieux couple heureux, Mohammed Khaïr-Eddine.
    Contrainte :
    - Donner le travail à l’avance (2 semaines environ).
    Démarche :
    Cours dialogué.
    1- Mettre en situation :
    - Avez-vous déjà lu un roman ou plusieurs romans de littérature
    maghrébine d’expression française ?
    - Qu’en pensez-vous ?
    2- Emettre des hypothèses à partir du para texte.
    - Qui est l’auteur de cette oeuvre ?
    - Mohammed Khaïr- Eddine
    - Qu’évoque le titre de cette oeuvre ?
    - Un conte, une histoire heureuse….
    - Lisez le résumé, que nous apprend-il ? A quelles questions répond-il ?
    - Qui ? Un vieux couple berbère.
    - Où ? Dans les montagnes marocaines.
    - Quoi ? Les personnages discutent.
    - A propos de quoi ? De ce qui se passe autour d’eux.
    - Le titre et le résumé vous incitent-ils à lire l’ouvrage ?
    - Accepter les réponses des élèves.
    - Observez l’illustration sur la première de couverture, que constatezvous
    ?
    - On peut observer, au premier plan, une femme drapée dans un vêtement bleu
    assez ample, la tête couverte d’un châle et portant une jarre sur la tête.
    - Au deuxième plan, un homme d’un certain âge, vêtu d’une djellaba et chaussé
    de babouches, est assis sur le pas de la porte. Il est barbu et a la tête
    2
    couverte d’un turban. Il semble parler avec un autre homme qui est sur sa
    mule.
    - D’après l’image, que déduisez-vous du milieu dans lequel va se dérouler
    l’histoire.
    - L’histoire va se dérouler dans un milieu traditionnel, à la campagne.
    3- Donner le questionnaire à préparer.
    GUIDE DE LECTURE
    1- Où se situe l’histoire ?
    2- Qui sont les personnages principaux ?
    3- De quelle manière vivent-ils ?
    4- Quelles sont leurs sources de revenus ?
    5- Faites le portrait de chaque personnage.
    6- Par quels moyens avance le récit ?
    7- Quels sont les thèmes abordés dans l’oeuvre ?
    8- Cette oeuvre vous paraît-elle ancrée dans la réalité ?
    9- Sur quels thèmes aimeriez-vous faire des recherches afin d’approfondir votre
    compréhension de l’oeuvre ?
    10- Avez-vous aimé cette oeuvre ? Justifiez votre réponse.
    Possibilités de lectures :
    - Mouloud Ferraoun, La terre et le sang ;
    - Driss Chraïbi, Le passé simple ;
    - Tahar Benjelloun, La réclusion solitaire ;
    - Mohamed Dib, Habel ;
    - Nafissa Sabaï, L’enfant endormi ;
    - Halima Ben haddou, Aïcha la rebelle .
    3
    Séance 2 : séance de réception (1heure)
    Objectifs :
    - Evaluer la lecture des élèves ;
    - négocier le projet pédagogique.
    Démarche :
    - Cours dialogué ;
    - Avez-vous aimé le roman ?
    - Avez-vous rencontré des difficultés ? De quel ordre ?
    Correction du guide de lecture :
    1- Où se situe l’histoire ?
    - Dans le Sud marocain, dans la région de Tafraout.
    2- Qui sont les personnages principaux ?
    - Bouchaïb et sa femme, un vieux couple.
    3- De quelle manière vivent-ils ?
    - Ils vivent de manière très simple.
    4- Quelles sont leurs sources de revenus ?
    - Ils vivent des revenus de leur terre et d’un magasin à El Jadida.
    5- Faites le portrait de chaque personnage.
    - Bouchaïb est un homme pieux, sage et lettré. Il se consacre à la rédaction
    d’une épopée ;
    - Sa femme lui est entièrement dévouée, elle se consacre aux travaux
    ménagers et aux travaux de la ferme.
    6- Par quels moyens avance le récit ?
    - Le récit avance par le moyen des dialogues entre les deux personnages qui
    se retrouvent au moment des repas ou du thé et par les dialogues avec des
    personnages secondaires qui informent le lecteur sur des événements
    historiques ou de société.
    7- Quels sont les thèmes abordés dans l’oeuvre ?
    - le thème de la valeur de la terre et de la culture marocaine ;
    - la lutte pour l’Indépendance ;
    - les problèmes liés à la modernité : l’émigration….
    8- Cette oeuvre vous paraît-elle ancrée dans la réalité ?
    - Oui, car les lieux et les événements évoqués font partie de la réalité marocaine.
    9- Sur quels thèmes aimeriez-vous faire des recherches afin d’approfondir
    votre compréhension de l’oeuvre ?
    - Les réponses vont permettre d’établir la liste des exposés à préparer.
    10- Avez-vous aimé cette oeuvre ? Justifiez votre réponse.
    Négociation du projet pédagogique : (thèmes de recherches à faire formuler et à
    faire choisir par les élèves.)
    On peut prévoir une série d’exposés à partir de cette réflexion : (à titre d’exemple)
    - la biographie de l’auteur ;
    - la littérature maghrébine d’expression française ;
    - l’art et les traditions berbères ;
    - le rôle de la femme marocaine dans les campagnes ;
    - l’analphabétisme ;
    - l’émigration ……
    4
    SEQUENCE I
    Comprendre la construction d’un roman de littérature
    maghrébine d’expression française et sa valeur
    ethnographique.
    Séance 3 : Travaux encadrés.
    Connaître l’auteur et le contexte de l’oeuvre. (30 minutes)
    Objectifs :
    - Exposer la biographie de Mohammed Khaïr-Eddine ;
    - Comprendre la place du roman « Il était une fois un vieux couple heureux »
    dans son oeuvre.
    Contrainte :
    - Faire préparer le travail à l’avance par un ou deux élèves.
    Démarche :
    - exposé ;
    - prise de notes ;
    - mise au point des notes.
    Quelques repères :
    Chronologie : Evénements :
    1941
    1961-1963
    1963 – 1965
    1965 – 1979
    1966
    1967
    1969
    1973
    1975
    1976
    - Naissance à Tafraout (Sud du Maroc) - Fils de commerçant.
    - Education au milieu des femmes et des vieillards, (le père a
    émigré au Nord pour chercher fortune).
    - Scolarisation à Casablanca ;
    - Découverte de la littérature.
    - Installation à Agadir marquée par le séisme du 29 février 1960.
    - Travail à la sécurité sociale et enquête auprès des sinistrés.
    - Cette expérience lui permettra d’écrire plus tard : « L’Enquête »
    et « Agadir ».
    - Installation à Casablanca et début d’écrits poétiques
    - Installation à Paris où il mène la vie des émigrés comme mineur
    et ouvrier.
    - Participation à diverses revues littéraires.
    - Participation à la création de la revue « Souffles ».
    - Poèmes remarqués dans la revue « Les temps modernes »
    (Jean-Paul Sartre).
    - Il vit dans le mouvement des idées de mai 1968.
    - « Agadir » reçoit le prix des enfants terribles fondé par Cocteau.
    - « L’Enterrement » obtient le prix de la Nouvelle maghrébine.
    - « Soleil Arachnide » reçoit la troisième récompense du prix de
    l’amitié Franco-arabe.
    - « Le Déterreur ».
    - « Le Maroc ».
    5
    1980
    1984
    1989
    1995
    2002
    - « Une odeur de mantèque ».
    - Parallèlement, animation d’émissions radiophoniques pour
    France - Culture et rencontres importantes avec les grands
    écrivains de l’époque.
    - Retour au Maroc « sur un coup de tête » et rédaction d’un
    recueil de poèmes : « Les fleurs sauvages ».
    - « Légende et vie d’Agoun’chich » scelle ses retrouvailles avec le
    Sud tant aimé et tant fui.
    - Errance dans le Maroc, rédaction d’articles dans les journaux
    pour subsister.
    - Retour à Paris où il renoue avec le théâtre.
    - Décès à Rabat après une longue maladie.
    - Ses oeuvres, pour la plupart interdites au Maroc, commencent à
    être rééditées.
    - Dans son oeuvre « révoltée », Le roman publié à titre
    posthume « Il était une fois un vieux couple heureux », fait
    figure d’oeuvre de la réconciliation.
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    Séance 4 : Travaux encadrés.
    Avoir des notions sur la littérature maghrébine d’expression
    française. (30 minutes)
    Objectifs :
    - Exposer les caractéristiques de la littérature maghrébine d’expression
    française, son historique et son évolution ;
    - Connaître les caractéristiques de cette littérature dans les différents pays
    du Maghreb.
    Contrainte :
    - Faire préparer le travail à l’avance par un ou deux élèves.
    Démarche :
    - exposé ;
    - prise de notes ;
    - mise au point des notes.
    Quelques repères :
    La littérature maghrébine d’expression française
    On entend, généralement, par littérature maghrébine d’expression française,
    une littérature qui est née principalement vers les années 1945-1950 dans les pays
    du Maghreb et qui est produite par des autochtones.
    La colonisation française, l’acculturation qu’elle a provoquée, les luttes pour
    l’Indépendance sont les phénomènes qui rendent compte et expliquent les
    caractères actuels de la littérature maghrébine.
    Les romanciers reflètent cet état d’esprit : Séfrioui dans « La boîte à
    merveilles » dépeint la vie quotidienne, D. Chraïbi dans « Les boucs » exprime le
    sentiment de déracinement, Memmi évoque la « bâtardise » du juif tunisien,
    Mohamed Dib, Mammeri et Mouloud Feraoun sont les romanciers de l’inquiétude.
    Avec le théâtre de Malek Haddad et la poésie de Jean Sénac, c’est la volonté
    révolutionnaire de la libération qui fait entendre sa voix.
    Le rapport à la langue française :
    Le rapport à la langue française chez l’écrivain du Maghreb est très
    compliqué. L’emploi de cette langue a été considéré :
    - comme un facteur d’aliénation pour certains écrivains algériens qui ont refusé par
    la suite de continuer à écrire en français (Malek Haddad ou Rachid Boudjedra) ;
    - comme, au contraire, une source de libération ;
    - comme une source de déchirement mais jamais de reniement (Abdelaziz
    Kacem) ;
    - comme une expression de la réalité.
    Quoi qu’il en soit, les écrivains écrivent dans la langue du colonisateur mais ne
    perdent rien de leur culture.
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    Les genres littéraires :
    Les genres littéraires sont variés :
    - l’essai est le 1er genre adopté, offrant la possibilité aux écrivains d’apporter leur
    contribution au débat culturel et politique ;
    - les formes narratives avec la nouvelle et le roman ;
    - l’expression théâtrale a été stérilisée par la censure ;
    - la poésie est aujourd’hui une des expressions essentielles des maghrébins
    (Abdellatif Laâbi, Jamel eddine Bencheik, Hedi Bouraoui…)
    Les thèmes contenus dans le roman maghrébin :
    - le roman autobiographique ou à résonance autobiographique ;
    - le roman de l’Indépendance (surtout en Algérie) ;
    - le roman social qui fait voir la société telle qu’elle était autour des années
    cinquante jusqu’à aujourd’hui ;
    - le roman féminin avec en Tunisie, Souad Guellouz, jalila Hafsa, Aïcha Chaïbi et
    Hélé Béji. Au Maroc, Fatima Mernissi et Ghita Elkhayat. En Algérie, Assia Djebar,
    Aïcha Lemsine, Safia Ketou….
    1- La littérature d’expression française au Maroc :
    Les écrivains marocains d’expression française, bien loin d’abandonner la
    plume, créèrent un courant de pensée qui ne rejetait pas l’héritage culturel français
    mais le considérait en fonction de l’avenir national. La revue Souffles, créée en 1966,
    a joué un rôle déterminant dans ce débat. C’est par rapport à la culture que le groupe
    d’action l’Association de Recherche Culturelle, animateur de la revue, posa le
    problème de la langue et de la littérature au Maroc : la littérature marocaine
    d’expression française était jugée pour sa contribution au patrimoine national,
    le choix de la langue n’était pas considéré comme historiquement prioritaire, le
    principal était de définir les options idéologiques de la population longtemps
    aliénée et marginalisée. Cette position permit à la littérature marocaine
    d’expression française de connaître de nouvelles orientations linguistiques et
    esthétiques, les écrivains ayant le souci de rendre leur langue plus accessible à un
    univers imaginaire qui puise ses sources à la fois dans le patrimoine national et dans
    l’héritage occidental.
    Malgré la relative jeunesse de cette littérature, les thèmes et l’esthétique sont
    variés et on peut dégager quelques tendances dominantes.
    A/ Avant l’expérience de « Souffles » :
    Les histoires sont construites selon les règles classiques du roman français du
    XIXème siècle mais le cadre référentiel est marocain (personnages, espace, temps,
    valeurs et traditions culturelles). La langue maternelle est quelquefois utilisée sous
    forme d’expressions idiomatiques suivies d’explications. L’écart entre une langue
    française conforme aux normes grammaticales et son contenu référentiel est
    significatif. Il indique la dualité de l’écrivain et fonde son originalité par rapport aux
    écrivains français.
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    B/ Après l’expérience de « Souffles » :
    La génération d’écrivains après « Souffles » produit énormément en français.
    Certaines tendances communes se révèlent malgré les spécificités de chacun.
    - une tentative de déconstruction des traditions littéraires nationales et françaises,
    jugées incapables d’exprimer l’imaginaire de l’écrivain ;
    - une tentative de construction d’une écriture susceptible de traduire la pensée
    biculturelle de l’auteur.
    La génération des écrivains de l’Indépendance est soumise à de multiples
    contradictions entre ses aspirations intellectuelles et les réalités individuelles, d’où un
    tiraillement entre des modèles de vie souvent opposés.
    Plus que la narration, le langage marque une plus grande distance par rapport
    aux aînés, il intègre davantage les ressources techniques et artistiques des deux
    langues et des deux cultures. Le roman marocain est formellement redéfini, il devient
    narration orale-écrite restructurée par le mythe, la légende le proverbe…
    2- La littérature d’expression française en Algérie et en Tunisie
    Les principaux courants littéraires :
    1- le courant colonial
    Cette première génération d’écrivains rédige des essais et des romans à thèse
    pour gagner un espace dans la colonisation tout en adhérant à la mission civilisatrice
    de la France. (J. Amrouch)
    2- Le courant posant la question de l’identité
    La question de la langue est maîtrisée mais se pose la question de l’identité et de
    la culture algérienne avec des écrivains comme Mohamed Dib qui s’implique dans le
    mouvement existentialiste, ou comme Mouloud Mammeri qui pose le problème des
    rapports entre culture européenne et arabe.
    3- Le courant nationaliste
    Ce courant exprime la révolte des écrivains comme Kateb Yacine qui s’inscrit
    dans la lignée du nouveau roman avec « Nedjma » et Rachid Boudjdra avec « La
    Répudiation ».
    4- Le courant de la littérature dramatique
    Vers les années 80 avec Slimane Benaïssa
    Depuis quelques années, une littérature « cousine » est apparue, celle des
    « beurs » (maghrébins exilés ou enfants d’émigrés) qui prennent la relève.
    La littérature maghrébine vue par le public :
    - Le lecteur français a accueilli ces textes comme des témoignages sur une société
    différente de la sienne, l’écrivain maghrébin est vu comme une sorte d’ethnologue
    de l’intérieur.
    - Le lecteur maghrébin a parfois rejeté cette littérature surtout au moment de
    l’Indépendance car elle visait un public plutôt français dont il fallait gagner la
    confiance. Maintenant cette littérature s’adresse davantage à un public
    maghrébin d’où le nouvel intérêt de ce
    public pour cette littérature.[left][justify][list=1][*]
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      الوقت/التاريخ الآن هو السبت ديسمبر 10, 2016 1:49 am